14 décembre 2009
Le portage dans la vie quotidienne
J'ai porté mon aîné en écharpe presque exclusivement
lors de nos nombreuses promenades. Porter dans la vie de tous les jours
n'allait pas de soi, cela ne correspondait pas à l'idée que je me
faisais de la vie d'un bébé. A cette époque, un bébé était pour moi un
estomac sur pattes qui dormait entre chaque tétées et avait besoin
d'être changé régulièrement. Peut être aussi quelques paroles,
bisoullages et berceuses...
Ainsi, j'ai passé presque mes 3 mois 1/2 de congé maternité a
essayé d'endormir Benjamin, pour avoir "la paix", pour ENFIN faire
"des choses". Et cela ne marchait pas ! Je ne comprenais pas pourquoi
mon bébé n'était pas "normal", je lui en voulais d'avoir autant besoin
de moi. J'étais totalement obsédée par le fait qu'il fallait qu'il
dorme mais il n'en avait pas besoin et il me le montrait très bien !
Vers ses 2 ans, j'ai arrêté de me battre contre lui, j'ai admis
qu'il était comme ça et que les messages de la société concernant les
enfants étaient totalement faux. Que chaque enfant était différent et
qu'il suffisait de les écouter pour savoir quoi faire et qu'en tant que
parents nous avions toutes les ressources pour lui répondre.
Plus tard, lors de ma seconde grossesse, mes lectures et
discutions diverses avec d'autres parents m'ont ouverts les yeux sur
les besoins de contacts des petits. En fait, il est probable que
Benjamin aurait plus dormi s'il avait été contre moi, bercé par mes
activités quotidiennes.
Pour Anaël, cela coulait de source, il serait avec moi tout le
temps dont il aurait besoin et finalement les 8 premiers mois de sa
vie, je ne me suis presque pas occupée de lui. Pourtant, il était
toujours dans mes bras. Je faisais tout ce que j'avais à faire, au
moment où moi j'en avais besoin. Sauf pour les pauses tétées bien sûr,
mais pour lui c'était 2 minutes toutes les heures donc rapide !
Je
faisais la vaisselle, aspi, rangement, cuisine, ordi mais également
beaucoup de jeux avec Benjamin. Jeux calmes ou danse et couse
poursuite. Anaël a été spectateur de tout ça.
Puis a 8 mois, Anaël ne voulait
plus dormir contre moi (sauf quelques longues tétées câlins), il
voulait être pénard dans son lit. Il avait eu sa "dose", son réservoir
d'amour était plein...Au même moment, il a commencé à s'endormir seul
le soir. Je veux dire sans téter, il allait direct dans son lit,
chantait 2 minutes et hop fini ! Benjamin n'a pu faire ça qu'à...2 ans
! Je ne met pas un raccourci, chaque enfant à ses capacités propres
mais je suis certaine que ce maternage y a contribué.
Je n'ai jamais eu peur de lui donner de "mauvaises" habitudes,
je savais pertinemment qu'au contraire, avec une bonne confiance de
base, un bébé prend de lui même ses distances. Il y a aussi des retours
en arrière : reculer pour mieux sauter, dit on !
Anaël veut aujourd'hui, et depuis un certain temps déjà,
ouvertement faire partie de la vie familiale : il cuisine (sissi à 15
mois c'est possible, il adore mélanger la soupe !), fait le ménage,
range ses jouets, vide le lave-vaisselle, décroche le linge du
fil...pas toujours de manière adéquate, j'en convient, mais avec
plaisir et détermination. Il ne veut pas être mis dans un monde à part
: des jouets, un parc et compagnie. Il fait partie du monde des
humains, pas celui des bébés avec des activités dites "adaptées".
Pour moi, l'écharpe est le meilleur outil que l'on puisse avoir
pour ça : faire vivre l'enfant dans notre vie et non à côté.
Magali
A lire : Le concept de Continuum, à la recherche du bonheur perdue, Jean Liedloff, Ambre
éditions.
Danse en Sling
"Les enfants, c'est encombrant !" Et bien non, avec un bébé porté qui suit nos activités quotidiennes, c'est une vrai liberté...
All the baby mamas (all the baby mamas)*
*All the baby mamas (all the baby mamas)*
*All the baby mamas (all the baby mamas)*
*All the baby mamas*
*Now get your slings out*
*
*
*Up in the house*
*We just woke up*
*I'm lookin' at your pretty face*
*
*
*Figurin' out*
*Which nice sling*
*To put you in today*
*
*
*You're up on me*
*Get you comfy*
*I know this will make you happy*
*
*
*No more tears*
*When you're in here*
*A sling’s good for you and me*
*
*
*‘Cause if you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*
*
*Wha-oh-oh-oh-oh-ooh-oh-oh-oh-oh-oh-oh*
*Wha-oh-oh-oh-oh-ooh-oh-oh-oh-oh-oh-oh*
*
*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*
*
*The Kangaroo carry*
*Or a baby on my hip*
*We're ready to rock the playground*
*We laugh and play*
*Have fun every day*
*So safe and cozy you’ll stay*
*
*
*I need no stroller*
*To take him or her*
*Anywhere we want to go*
*
*
*Just pop ‘em in the sling*
*A ring a ding-ding*
*Let me hear all the baby mamas sing*
*
*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*
*
*Wha-oh-oh-oh-oh-ooh-oh-oh-oh-oh-oh*
*Wha-oh-oh-oh-oh-ooh-oh-oh-oh-oh-oh*
*
*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*If you love 'em then you should put a sling on 'em*
*
*
*Wha-oh-oh-oh-oh-ooh-oh-oh-oh-oh-oh*
*Wha-oh-oh-oh-oh-ooh-oh-oh-oh-oh-oh*
27 octobre 2008
Du point de vue de bébé
Une monitrice de portage du réseau a trouvé cette vidéo que j'ai envie de partager avec vous.
Le point de vue du bébé, en poussette ou en écharpe, elle est belle la vie sur le dos de maman (ou papa !).
http://uk.youtube.com/watch?v=zga_mW9vqnE
C'est en suédois ou norvégien ou...mais l'on comprend très bien ;-))
12 février 2008
Pourquoi séparer l'enfant de ses parents ?
Je réfléchis beaucoup en ce moment à la place du père, de la mère, et de l'enfant
au sein de la famille.
Depuis que ma fille Maëlle a fêté son 1er anniversaire, je sens davantage de
remarques négatives, intrusives et insidieuses vis à vis de notre manière
de vivre. Ca gêne qu'on la porte encore souvent. Ca gêne qu'on soit
à l'écoute de ses besoins. Ca gêne qu'on essaie de ne pas rentrer dans des rapports
de force avec elle. Ca gêne qu'elle soit allaitée. Ca gêne qu'elle ne dorme pas
dans sa chambre. Et pire que tout : ça gêne qu'elle commence à se rendre compte de
l'environnement dans lequel elle vit, parce qu'elle commence à structurer sa pensée
et à vouloir accéder au langage ! Je pourrais sans doute encore lister de nombreux
points gênants pour la société.
Mais que veut-on à la fin, séparer les parents de l'enfant ?
La famille nucléaire en France est aujourd'hui suffisamment isolée des autres
membres de la famille, pour encore vouloir créer des clivages parents/enfant(s) !
Le couple parental ne pourra jamais revivre "comme avant", ce serait nier la
situation actuelle, nier cette composition de famille.
L'enfant si petit a tellement besoin de ses parents, et surtout de sa mère.
Pourquoi chercher à l'isoler ? Pourquoi imposer au père un rôle de séparateur ?
L'enfant si petit doit-il vraiment être forcé à subir la mise à l'écart,
la peur de l'abandon, la solitude seul dans sa poussette au froid,
seul dans son parc avec des jouets en plastique comme seuls chaleur humaine....
Pour l'endurcir en vue des difficultés qu'ils vivront peut-être un jour ?
A-t-on peur que l'enfant soit déraillé s'il découvre qu'il est aimé, choyé comme
tout être important, s'il découvre que ses besoins sont pris en compte et qu'on
l'estime en tant qu'humain ?
Porter en écharpe, c'est un mode de transport, c'est aussi un moyen de rester relié
à l'autre, c'est une possibilité d'échanger de la chaleur, un contact privilégié,
c'est l'assurance d'être tout près de l'enfant,à l'écoute de ses besoins, à portée
de bisous, c'est tellement de bonheur!
Le papa peut grâce à l'écharpe vivre une relation douce et de complicité avec son
enfant. Certes pas pour copier un type de maternité, mais pour trouver sa paternité,
autrement peut-être que sous l'obligation de coups et de cris.
Morgane
22 janvier 2008
Témoignage de Valérie
"Samedi matin, on partait en week-end et au moment où je
préparais des bagages pour toute la famille Johan (4 mois) commençait à pleurer. Je l'ai
installé sur le dos. Pour l'instant, en nous regardant dans un miroir.
Une fois sur le dos, je pouvais finir tout ce que j'avais à faire et lui s'est
arrêté de pleurer et endormi. Même si c'est un peu lourd, le poids est quand
même bien réparti et c'est tellement mieux d'avoir son bébé tranquille près de
soi dans ces moments où l'on se sent un peu débordé" Valérie maman de Johan et
Anaëlle (2ans et demi)





